samedi 3 avril 2010

Salade aux oeufs pochés (2)


Il continue de pleuvoir sans arrêt. Il tombe des cordes, des lames, des pièces de cinq francs. Une pièce de cinq francs , c'est bien plus large et rond qu'une pièce de deux euros. Mais c'était dans un autre temps. Un temps où la pluie s'imposait plus encore qu'aujourd'hui. C'est la nuit de Pâques qui commence. Il y a quelques voitures dans le village mais aucun des résidents n'est là. On a travaillé ces deux derniers jours dans la maison d'en face. Pour y installer l'électricité et des commodités. Il continue de pleuvoir sans arrêt. Le repas est délicat et superbe. Les oeufs cuits parfaitement coulent sur la salade et les tomates. Un mélange chaud-froid qui me fait croire que le printemps est bien présent. J'ai descendu du grenier la valise qui va rassembler les vêtements du papy et les miens pour notre excursion en Hollande. Les oiseaux qui convoitent le grenier y ont laissé des traces. Il me faut les effacer. Il continue de pleuvoir sans arrêt et j'ai l'impression que derrière ces lourds nuages, je vais apercevoir quelques rayons de soleil et quelques degrés en plus à garder dans mon porte-monnaie pour mon voyage en terre batave.

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