mardi 2 février 2010

Promenade de quatorze heures seize.





Dans l'après-midi, après les giboulées de neige fondante qui ont commencé à laver les voies et les chemins, Je me suis emmitouflée dans mon long manteau avant de traverser le village pour y regarder ce que l'hiver pouvait en magnifier. Il pleuvait à grosses gouttes parfois, à fins flocons à d'autres moments. La rue Saint-Hadelin est, pendant l'été, offertes aux bacs à fleurs, aux larges pots lumineux, à la végétation dense. Rien de cela en hiver. Les fenêtres sont closes, les garages fermés, les chiens se cachent plus qu'ils ne défient le promeneur. Les habitants mêmes sont moins nombreux. Seuls quelques couples éclairent de bonne heure la pièce de devant. Le vent est vif, cet après-midi. A l'exception du Saint-Hadelin, les autres restaurants sont fermés. Ils ont au fil du temps perdus un peu de leur prestige, je pense à la maison de bouche de la place, première présente, il y a trente années, que j'ai connu en d'autres circonstances plus apprécié et valorisé. Nous avons déjeuné jadis à la Clochette , bien avant d'habiter dans les parages. Ce dimanche, messe à la collégiale avec vénération des reliques de Saint-Hadelin. je dois m'informer des pratiques locales, même si celles-ci sont plus du ressort du papy. J'ai bien des difficultés à me mettre en route pour la ville. J'abandonne tant de moi-même à ces quelques pièces dans lesquelles je parviens à me cacher. Et si nous mangions ce soir un pavé de boeuf. Il y a si longtemps déjà. A moins qu'une choucroute garnie des ses viandes graisseuses et chaudes. Vous saurai quoi ce soir.

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