Le soleil est bien présent. Lumineux. Sortie pleine de hardiesse dans le petit matin. Piège. Il fait glacial. Le vent léger ajoute au froid ses piques inutiles. Le visage se plisse. Je voulais regarder le printemps s’annoncer. D’abord les labours, à l’arrière de la maison. La terre est grasse et gonflée d’eau en de lourds sillons. Presque effrayant ce paysage.
Les premières fleurs sont sorties de terre. Une surprise peut-être de voir déjà de petites pervenches protégées sans doute par la proximité du bac en pierre et du mur. Les bûches des chablis tombés lors de la tempête de l’autre décembre sèchent ou du moins veulent essayer de le faire.
Une toute première hellébore écarte les vieilles feuilles qui tardent à se décomposer. L’hortensia continue de maigrir, de sécher et de gagner en pâleur. Les fanes des anémones s’agitent noires et squelettiques.
Rentrer vite, traversée par le froid piquant. Vite, une tasse de café que je tiens en main longtemps pour reprendre de la chaleur.
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