Je ne vous ai pas dit encore que je fumais le cigare. Pas à l’occasion, ni de temps en temps. Non,.avec ferveur et permanence. A en faire un mélange d’odeurs, de senteurs sur les vêtements avec le Scherrer classique qui me colle à la peau depuis plus de vingt ans. Fidèle, indémodable, irremplaçable. Je fume le cigare de bonne heure le matin comme je prendrais le café. Je fume à midi comme je déjeunerais et le soir, en fin de repas encore. Je fume à m’en faire une bouche virile sans le vouloir vraiment. J’aime regarder, dans le soleil ou la lumière, les volutes grises et lourdes se déplacer doucement. Entre ciel et terre. J’aime garder la cape au bec. M’autoriser plus que raisonnablement le bon cigare. Le cigare rare. Celui qui glisse en moi par le nez et la gorge pour faire le ménage dans l’après repas. Je suis surprise parfois, trahie par ce vice adorable, de recevoir du gérant du petit magasin où je m’approvisionne le briquet qui fera sa fête au tabac. Je fume le cigare... Tendez-moi, voulez-vous, un cendrier.
jeudi 21 février 2008
Cendrier
Je ne vous ai pas dit encore que je fumais le cigare. Pas à l’occasion, ni de temps en temps. Non,.avec ferveur et permanence. A en faire un mélange d’odeurs, de senteurs sur les vêtements avec le Scherrer classique qui me colle à la peau depuis plus de vingt ans. Fidèle, indémodable, irremplaçable. Je fume le cigare de bonne heure le matin comme je prendrais le café. Je fume à midi comme je déjeunerais et le soir, en fin de repas encore. Je fume à m’en faire une bouche virile sans le vouloir vraiment. J’aime regarder, dans le soleil ou la lumière, les volutes grises et lourdes se déplacer doucement. Entre ciel et terre. J’aime garder la cape au bec. M’autoriser plus que raisonnablement le bon cigare. Le cigare rare. Celui qui glisse en moi par le nez et la gorge pour faire le ménage dans l’après repas. Je suis surprise parfois, trahie par ce vice adorable, de recevoir du gérant du petit magasin où je m’approvisionne le briquet qui fera sa fête au tabac. Je fume le cigare... Tendez-moi, voulez-vous, un cendrier.
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