mardi 19 février 2008

Noir


D’hier à aujourd’hui. De la viande rouge sous la croûte de moutarde à la viande hachée sur le lit d’oignons. Le rosbeef fait sa légèreté à l’intérieur, il glisse, rose et tendre, sous la dent du couteau avant de finir sous celle des convives. Salade raide et ferme pour lui faire balance. Le repas du lundi. Celui du mardi est plus américain. Plus lourd et plus gaveur.
Noyé dans les oignons qui ont caramélisé dans la poêle, le pavé de haché doit lasser faire l’oeuf. Tout un plat, sur le plat. Laisser le jaune couler sur la viande. Le ketchup vient donner plus de couleur à l’entreprise. Quelques frites pour gonfler le ventre. Lourd et simple, le repas de l’impatience.
Depuis deux jours, le soleil se couche comme on le souhaite. Avec couleurs et douceurs. La faute à la pollution. Les faux nuages de particules flottent dans l’air vide de tout. La radio et les journaux disent qu’il faut réduire. Réduire la vitesse, la production de co2. Ramener ses habitudes à zéro. Et pourtant entre deux respirations maladroites, regarder se balancer la boule de feu entre ciel et terre. La regarder ensuite tomber dans le rouge orange noir. Noir ensuite pour de bon. Noir enfin pour la nuit.

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