samedi 8 décembre 2007

Capraccio de boeuf aux figues fraiches et aux poires


Les figues sont fraîches, douces et les poires coulent de leur plus subtile saveur en fines gouttelettes. Elles viendront, les unes et les autres, se coucher sur le carpaccio, lui donner le sucre qu’il mérite avec une larme de miel.
Le filet de boeuf est coupé au plus fin, lame de viande issue de la lame. Nappé de jus de citron et d’huile d’olive, de baies roses, de graines de coriandre, de l’oignon si finement haché, la ciboulette découpée et le parmesan brisé de la lointaine et joviale Italie. Endormi deux heures pour laisser agir la marinade, le plat se révèle sur la limite du doux et du fort, du brûlé et du cru. Magnifique mariage de la viande fine, du légume et du fruit.
Le dessert est lointaine faveur. Le macaron, sa douce saveur. Parfaite complicité. Doux moments d’élégance et de savoir-manger. Café sur le tard.
La Meuse houleuse et grosse a décidé de se gratter les flancs sur les rives. Les guirlandes sont allumées dans les rues. Des saxophones clignotants et des ampoules le long du quai. Le vent bouscule tout le monde et retourne les parapluies.

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