mercredi 7 avril 2010

Zélande...


Invités par ma fille et son compagnon, invités par nos petits, nous prenons la route pour le grand nord. La moitié du grand nord...Le papy s'endort ou fait semblant, je suis à côté de ma fille qui conduit la lourde voiture avec beaucoup de prudence, je regarde défiler le paysage.Trois jours ont passé.
Retour de là. Du bord de la Zélande. La terre de la mer. Faut oser décliner son identité comme terre de la mer. Et pourtant, c'est ainsi. Le pays est en dessous du niveau de la mer du nord, protégé par de hautes digues de terre. En dessous de l'eau, la terre d'une île qu'on atteint en traversant un long pont de béton de cinq kilomètres. Gîte à Renesse. Renesse est un village appartenant à la commune néerlandaise de Schouwen-Duiveland, situé dans la province de la Zélande dit le grand dictionnaire. Le 2 janvier 2008, le village comptait 1 583 habitants. A cette époque de l'année, quelques touristes sont venus gonfler le nombre des habitants mais les routes et les rues étroites bordées de pistes cyclables ne grouillent pas d'indiscipline. Renesse doit sûrement être une station balnéaire très fréquentée pendant les deux mois de la haute saison. Le village était une commune indépendante jusqu'au 1er janvier 1961. À cette date, la commune fusionna avec Burgh, Haamstede, Noordwelle et Serooskerke pour former la nouvelle commune de Westerschouwen. Des jonquilles partout, des jardins printaniers gavés de fleurs jaunes. Nous dormons à la Clochette... Het Klokje...le même nom que le restaurant rustique au dessus de notre petit village namurois, à cent mètres d'ici. La Clochette qui ne désemplit pas de... hollandais.
La plage est à quelques pas, de l'autre côté de la digue. Le petit déjeuner pris de bonne heure est copieux, salé-sucré. L'omelette est accompagnée de petites saucisses denses et presque fumées. Quelques tranches de fromages hollandais mais aussi des jambons légers. Du pain juste cuit et des viennoiseries pleines de sucres rouges. Des kilomètres en bord de mer et des kilomètres en bord de village. Quelques haltes dont on ne dira pas qu'elles furent gastronomiques mais nourrissantes et désaltérantes. Nous avons tous chargé notre visage de couleurs chaudes. Sans le vouloir. Comme toujours, chacun veut sa part de plaisir. Du Milo qui creuse le sable avec sa nouvelle pelle à la recherche du puits magique, à la Louise qui tente de faire voler son aigle de cerf-volant sans vent...
Aujourd'hui, la ville visité a plus de gueule et d'histoire... Les sources anciennes font remonter Zierikzee au xe siècle. Depuis 1248, la ville dispose de nombreux privilèges et franchises (stadsrechten). À la fin du Moyen Âge, Zierikzee fut une des villes les plus importantes de la Zélande.
Elle fut vainement assiégée en 1300 par les Flamands, qui y furent battus sur mer en 1304 par les Français et les Hollandais. Prise par les Espagnols en 1676, elle fut reprise peu après.
De 1810 à 1814, Zierikzee fut sous-préfecture du département français des Bouches-de-l'Escaut. Zierikzee fut une commune indépendante jusqu'en 1997. En cette année, toutes les communes des îles de Schouwen et de Duiveland fusionnaient, pour former une nouvelle commune, Schouwen-Duiveland. Zierikzee en est le chef-lieu. La vieille ville est coincée entre des façades bourgeoises que font vivre les commerces locaux. Les terrasses sont remplies. Nous midînons superbement dans les cris des petits enfants à la terrasse d'un troquet sur une petite place. Gebakken Mosselen... Une cuisson suave et des sauces douces...

Il fait doux. Si doux. D'une belle et franche rasade inattendue de soleil, chacun ralentit l'exigence. Nous repartirons plus tard, pour rentrer en début de nuit, après avoir laissé Anvers dans les embouteillages relatifs du ring délaissé des vacanciers de Pâques.
Les enfants dans la piscine et les vieux à la terrasse. Des coups sur les portes des chambres pour dire, je suis rentré. Oui, je suis rentré dans une belle aventure. Il me manque des chaussures pour mes enfants.

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