mercredi 21 avril 2010

Promenade de dix-sept heures dix.

Si les hirondelles ne sont guère nombreuses à tournoyer dans le bleu de la toile nuageuse, le jardin prend des airs d'Orient. Il appelle au doux silence et à la marche paisible. Le déploiement de l'érable majestueux et pourpre n'est pas étranger à ce sentiment de sérénité. Son premier hiver dehors, dans des conditions rudes pour ne pas dire extrêmes, lui a donné une vigueur palpable, sensuelle presque. Je le vois de jour en jour, malgré les gelées matinales, se déplier fièrement. Les narcisses, corolles ouvertes et pistil tendu. ne sont pas encore très assurées et peut-être, au fond, simplement assoiffées. Le vieux prunier donne la leçon aux troncs des arbres voisins, il se tord de douleur et fleurit sur quelques branches seulement. Fin de vie noble. Les Muscari devraient avoir déposé les armes depuis longtemps dans la saison, mais, retard oblige, ils sont seulement actifs partout dans les sentiers et même à côté de la rhubarbe Il est facilement reconnaissable à ses fleurs de couleur bleue, petites clochettes ovoïdes à ouverture étroite, réunies en une grappe très serrée, dans laquelle elles sont presque soudées dit le dictionnaire du net. Les Muscari sont originaires du vieux monde. Ce sont des plantes très rustiques, qui se ressèment facilement d'elles-mêmes. Le terme muscari qui, en latin scientifique signifie la Renaissance, est un dérivé de musc, évoquant le parfum musqué de certaines espèces.

Aucun commentaire: