Au delà de dix-neuf heures. Bien au delà, les assiettes sont vides, lavées de la sauce et abandonnées par la viande et le riz. Les boulettes de Bombay ont toujours cet air de fascination qui les rendent précieuses. Un repas nostalgique et, en même temps, un repas de demain. Je pense, à l'instant, que mes petits enfants ignorent la recette, ne connaissent rien du plat et de ses saveurs sucrées ou douces. Je fais cuire dans la poêle les petites boules de haché préparé.
Je vole le jus de deux oranges sanguines, celui d'un citron vert. Je découpe en fines lamelles les bananes fermes et blanches. Avant de les jeter dans la sauce, les mandarines regardent faire leur sirop qui densifie la sauce. Le riz cuit sur un autre feu. Le repas est superbe, d'un autre âge.
Nous évoquons des souvenirs tendres de cette époque vieille de quinze ans qui faisait de notre fille doucement une femme. De nous, doucement, de vieux adultes avant d'en faire simplement, sans doute dans les années qui viennent, des vieux.
dimanche 7 mars 2010
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire