samedi 2 août 2008

Samedi


Nous sommes samedi, je suis persuadée que nous sommes dimanche. Le temps est gris. Une fine pluie tombe sur les terrasses. Je vérifie qu’il pleut à l’avant de la maison comme il pleut derrière sur la terrasse aux bonsaî. Pas de doute, les fines gouttelettes tombent partout. J’ai du temps à laisser traîner partout. Je suis un peu lasse. Je pense à mes petits. A ma fille. Le vieux papy est plutôt bougon. Il ne veut pas parler de ses petits et de sa fille. Il préfère aller prier là où c’est possible. Je ne l’aurais jamais cru capable de cette réserve. Des Inrocks à la prière. Le grand écart. Les sardines à l’huile avec le taboulé le midi et des pâtes très fines le soir. Chaque repas est l’occasion de repenser aux vacances. A ces instants, lointains déjà, qui nous ont fait vivre dans les pas les uns des autres. Sommes-nous faits pour vivre dans les pas de l’autre ? Le melon ouvert ce midi est sans saveur. Dire qu’il est sec n’est même pas exagéré. Je regarde les photos. Celle-ci est encore brûlante et glacée à la fois. Superbe.

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