
Tempête et envie de calme en même temps. Le ciel est troué par les averses. La Meuse est rapide et grosse. Tentée en faisant les courses par les couleurs douces des filets de saumon. En papillotes. Pour faire comme si c’était l’été. Juste accumuler les ingrédients. Un filet du poisson sur un lit d’épinard en branche. Sur le dessus, une portion de Boursin est étendue, salée et poivrée. Les tomates et les oignons sont disposés autour du poisson. Vingt minutes au four pendant qu’une purée très légère se tourne et s’impatiente.

La papillote s’ouvre et c’est la surprise chaude et grésillante. Un filet d’huile... En écoutant la Traviata. En se détournant des vents impudents, prendre le temps de savourer. Les ormes ont déjà commencé à se déplier à l’étage.

Les fins bourgeons s’ouvrent et s’écartent pour des feuilles minuscules d’un vert tendre. Trop tôt les amis, trop tôt encore. Et pourtant, les saules au bord de l’allée sont sont épanouis déjà. Pas de doute le printemps fait des siennes en douce.

La séquence photo : Du cru au cuit. De l’emballé à l’emballement.
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