dimanche 10 février 2008

Dans la douceur


Aller dans la douceur d’un soleil volé au printemps. Aller vers Liège. Vers les petits et la grande.
Rouler dans la quiétude d’un après-midi de lumière, passer sous les ponts sans en voir l’ombre. Les activités de la veille ont encore laissé des traces sur le footballeur qui arbore fièrement sa médaille. Il a joué tout l’après-midi après avoir joué toute la matinée. La cavalière a un peu mal au dos. Elle a monté “Chaussette” au galop sans s’appuyer sur les étriers. C’est le point d’orgue d’une semaine de vacances qui les a conduits de carnaval en salle de cinéma, de saines fatigues à petites folies. On rentre demain. Pas vraiment. Louise prend le car ce soir, à neuf heures, dans le bas de la ville pour la Suisse. Semaine blanche espérée.Première longue absence en solitaire. Elle tire et pousse une valise à roulette bien lourde pour elle. Rien oublié ? Milo s’ affole. Première longue séparation. Rester seul. Ne pas penser qu’elle n’ est pas à côté. Juste tout près. Penser très fort qu’elle sera bientôt là. Ils se serrent, se caressent, pris d’une adorable tendresse. Pizza pour toi, pizza pour moi... Pas la même, un morceau d’ici plus doux et un autre de là plus épicé. Un peu de pâte pour toi, un peu pour moi. J’ai un peu mal au ventre soupire Milo, parce que tu t’en vas. Dans la nuit tombée, les adieux.
Retour dans la douceur d’une nuit volée au printemps. Retour de Liège. Et toi ma grande... Toi si loin de toi, si en manque de toi... pose toi doucement... viens passer des jours ici, on enverra promener le vieux et on restera entre femmes, à dormir et ne rien faire. On se refera un monde plus simple et moins urgent. On ira se faire belles. On prendra deux cent grammes. Viens, ma grande, te reposer.
Rouler dans la quiétude d’une nuit profonde. Rouler dans l’ombre sans voir les ponts qui vous submergent.

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