jeudi 20 décembre 2007

L'arbre de Noel

Il était une fois. Il est toujours une fois, sur le coup de Noël.
Le sapin déposé comme chaque année par le jardinier, dans le coin, près de la porte, à l’abri des regards. Et puis, le temps qu’il faut donner pour l’habiller. On habille un sapin... Faut le saper... Le rendre beau, secret mais beau, enjoué, coloré, excessif. Secret peut-être plus que tout. Un sapin qui garde ses secrets fait rêver. On s’assied à ses côtés, on s’installe devant, on glisse en dessous. Il y a les habitants du sapin. Les nœuds rouges, les guirlandes lumineuses, les boules brillantes, les anges, les personnages chargés, d’année en année, de plus d’histoire. Je passe deux heures à choyer celui-ci. Autant que ne l’exigerait, pour soin important, un bonsaï.



Un beau sapin doit rayonner dans l’obscurité, il doit montrer sa vie, ses envies de plaire et de donner. Un sapin généreux, c’est déjà un conte de Noël. Celui-ci, comme chaque année, est à sa place entre la grande porte vitrée et la fenêtre qui toise les poiriers. Dans les heures qui viennent, les cadeaux vont venir s’accumuler à son pied. Pendant la nuit qua vingt-quatre, il sera roi et fier. Sûr que comme chaque année, il perdra l’une ou l’autre boule, victime d’une bousculade empressée pour dénicher le cadeau précieux.
Le sapin, c’est la digne fin de mon travail sur les arbres. Quand il sera livré aux collecteurs en janvier, il restera deux mois de silence de la nature. Puis, les tailles et les rempotages commenceront.
Mais avant, il reviendra à chacun d’ouvrir son cadeau, de s’attabler devant le repas du milieu de la nuit...

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