J'oublie souvent que je vis au fond d'une vallée où trois bandes de terre s'enfoncent au bord d'un ruisseau. Qu'il y a quelques dizaines de mètres à peine entre les bords de chaque versant au fond de la cuvette. Hier, pendant une dizaine de minutes, la seule cloche de l'église a résonné. Elle ne devait rien annoncer, rien souligner. Un simple moment de patience. D'écouter le temps qui s'écoule me donne de la force. Je passe bien du temps sous le parasol. A deux pas de l'abutilon, à cinq des premiers massifs de pivoines. Parfois, je laisse mes jambes se faire mordre par le soleil. Parfois, je pense que le printemps va seulement arriver.
mardi 15 juin 2010
Vallée.
J'oublie souvent que je vis au fond d'une vallée où trois bandes de terre s'enfoncent au bord d'un ruisseau. Qu'il y a quelques dizaines de mètres à peine entre les bords de chaque versant au fond de la cuvette. Hier, pendant une dizaine de minutes, la seule cloche de l'église a résonné. Elle ne devait rien annoncer, rien souligner. Un simple moment de patience. D'écouter le temps qui s'écoule me donne de la force. Je passe bien du temps sous le parasol. A deux pas de l'abutilon, à cinq des premiers massifs de pivoines. Parfois, je laisse mes jambes se faire mordre par le soleil. Parfois, je pense que le printemps va seulement arriver.
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