vendredi 5 mars 2010

Shimpaku.


Dans l’Antiquité et au Moyen Âge, le genévrier était utilisé comme panacée universelle, ces fumigations étaient réputées désinfectantes et le « vin de genièvre » avait des vertus diurétiques. Les romains utilisaient l’huile de cade (antiseptique puissant obtenu en chauffant le bois du genévrier) pour laver les morts. Sa macération pour en faire un alcool fort et sec et blanc est largement pratiquées dans nos contrées. Un pecket ?
Les arbres doivent être placés en situation bien ensoleillée. En hiver, protégés du froid au-dessous de -8° C. Le cultiver à l’intérieur, bien qu’il puisse sembler tolérer la culture d’intérieur au début, est suicidaire pour l'arbre. La faible humidité, le manque de lumière et de dormance le tueraient par la suite. Les genévriers peuvent continuer à montrer une couleur normale de feuillage pendant des semaines ou même des mois après leur "mort clinique". Celui-ci vit bien.
Je l'arrose modérement car les racines du genévrier sont sensibles au pourissement. Le feuillage devra être vaporiser fréquemment pour aider à nettoyer les stomates de la poussière et ainsi leur permettre de respirer.
Celui-ci attend son rempotage, normalement au milieu du printemps mais que je pourrais précipiter cette année. Pour les arbres fraichement rempotés ou qui ont des problèmes de racine, la vaporisation est essentielle car les conifères peuvent absorber assez d’eau grâce à la surface de leurs feuilles pour se maintenir en vie jusqu’à ce que les racines puissent soutenir l’arbre elles-mêmes. Vaporiser permet également d’éviter une trop grande transpiration pendant les jours chauds d’été. Le geste le plus exigeant qui mobilise une partie du temps lorsque je suis à ses côtés : le pincement. Les genévriers ont besoin de pincements continuels des pointes de la toison, pour garder leur aspect compact tout au long de la saison de croissance. Les ciseaux sont prohibés, ils généreraient un brunissement des extrémités.

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